Haendel en Angleterre, un artiste à part ?

Séance du 24 septembre 2007

Séance de TPE du 24 septembre 2007

Les trois opéras de Haendel sur lesquels nous avions décidé de travailler lundi dernier sont :
  1. Rinaldo, composé en 1711 sur un livret de Francesco Nicola Haym d'après La Jérusalem délivrée, du Tasse 
  2. Rodelinda, regina de' Longobardi, 1725 sur un livret de Francesco Nicola Haym, d'après Pertharite, roi des Lombards, de Corneille.
  3. Ariodante, 1735, sur un livret anonyme d'après l'Orlando Furioso de l'Arioste.
Nous avions choisi ces trois oeuvres pour la valeur littéraire de leurs textes-sources.

Voici le tableau que nous avons dressé aujourd'hui afin de préparer un plan et de trouver une problématique :

Tableau du 24 septembre

Les "topoï" (musicaux) communs aux trois opéras :

- L'allégresse générale (à la fin)
- Les "bruits d'armes" (combats des Croisés dans Rinaldo, des deux frères dans Rodelinda et de Polinesso et du frère d'Ariodante dans Ariodante)
- Le désespoir des personnages féminins (Armide, Rodelinda et Ginevra)

Pour Rinaldo, "mon" opéra :
  • Il a été composé en 1711.  C'est le premier destiné au public anglais
  • Son librettiste est Francesco Nicola Haym, d'après la Jérusalem délivrée du Tasse.
  • L'intrigue se passe à la fin de la première croisade, en 1099, en Orient (Armide règne sur Damas, les Croisés dont Roland (en italien, Rinaldo), assiègent Jérusalem.
  • L'intrigue du livret est très différente de l'idylle de Renaud et Armide chez Le Tasse.
  • L'épisode de Renaud et Armide dans La Jérusalem délivrée est une allégorie de l'amour en dehors du mariage.
  • Le texte-source et le livret présentent les Musulmans qui affrontent les Croisés sous un jour très défavorable (intéressant pour la dimension historique : l'évolution des mentalités)
  • La comparaison avec des tableaux est tout à fait possible, tout comme celle avec les Armide de Lully et de Glück (les deux opéras ont le même livret, de Quinault => voir à la bibliothèque).  
Les problématiques (provisoires) : Comment les librettistes ont-ils adapté les textes originaux, et comment Haendel les a-t-il ensuite mis en musique ?

Les sources du jour :

- Le Tasse, La Jérusalem délivrée, 1560, traduction de Charles-François Lebrun, éditions GF Flammarion, 449 pages.
- Le livret de Rinaldo (version de René Jacobs et du Freiburger Barockorchester).

Pour la semaine prochaine : continuer la lecture des oeuvres-sources, écouter les opéras pour tenter d'en repérer les principaux moments, lire les livrets.
But : commencer à élaborer un plan.

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Séance du 1er octobre

Séance du 1er octobre 2007

Nouvelle problématique (encore à affiner)

Comment fait-on d'un texte littéraire une oeuvre musicale ?

Notre ancienne problématique annonce pour l'instant le plan.

Une série de questions auxquelles il faut répondre lors des séances à venir :
  • Pourquoi ce sujet ?
  • Quelles questions pose-t-il ?
  • Justifier le corpus.
  • Quels sont les codes du livret d'opéra ?
  • Comment et pourquoi s'écrivent-ils ?
  • Comment les adapte-t-on ?
  • Comment la musique raconte-t-elle les histoires ?
  • Pourquoi adapter ce texte-là ?
  • Qu'apporte la musique ?
  • Comment la musique peut-elle traduire l'essentiel de cette histoire ?
A remarquer : nos trois livrets sont tous composés des mêmes "ingrédients", l'amour et la guerre.
Il est tout à fait possible de comparer Rinaldo avec des tableaux et évidemment, d'autres extraits d'opéra.
L'oral est la "cerise sur le gâteau" ; on peut y comparer des extraits des trois opéras que nous étudions.

Deux "découvertes" : Ariodante serait l'oeuvre d'Antonio Salvi, et ne posséderait pas de contexte historique.

Les sources du jour
  • Livret de Rinaldo, version de Christopher Hogwood and the Academy of Ancient Music.
  • CD : Rodelinda, version de Michael Schneider et La Stagione (1991). Article sur la création de l'opéra p. 15 ; livret en italien p.15 et en français p. 93. 
  • CD : Ariodante, version de Marc Minkowski et des Musiciens du Louvre (1997). Article sur la création de l'opéra p. 31 ; synopsis p. 36 ; livret en italien et en français p. 52.
  • CD : Armide, de Christoph Willibald Gluck (1714-1787), version de Marc Minkowski et des Musiciens du Louvre (1999). Pour comparaison avec Rinaldo.
  • George Frederic Haendel, de Jean-François Labie, collection Diapason, Robert Lafont, 1980, 862 pages. Index des oeuvres p. 860.
Version actualisée du tableau de la semaine dernière

Schéma du 1er octobre

L'objectif du 24 septembre est toujours valable !

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Séance du 8 octobre 2007

Séance de TPE du lundi 8 octobre 2007

Les informations du week-end (merci Madame Giota )
  • Nous allons assister à une répétition d'Alcina à l'opéra Garnier, mis en scène par Gérard Mortier, et interprété par l'ensemble Matheus et les choeurs de l'opéra national de Paris (15 novembre). Plus d'informations ici.
  • De nouvelles sources : un article de Pierre Degott, Ethique et esthétique : le triomphe de la beauté dans The Triumph of Time and Truth de Haendel, publié dans Haendel et ses oratorios : des morts pour les notes, du même auteur (éditions Univers musical/ L'Harmattan, 2001, 428 pages)
  • Un site web avec une bibliographie (en anglais)
  • Une bonne approche globale : la biographie de Haendel chez Fayard (Jonathan Keates)
  • Une autre : The Master musicians series, par Percy Young et Donald Burrows, éditions Stanley Sadie.
  • The Cambridge companion to Handel, par Donald Burrows, éditions Cambridge University Press (plusieurs chapitres intéressants).
  • Un vieux programme d'Orlando au TCE est disponible à la librairie Monnier (55 rue de Rome). 
  • Une piste : la Maison de la Musique ancienne (98 boulevard Richard Lenoir)
  • Indispensable : la médiathèque des Halles (se renseigner sur les conditions d'accès)
  • Possibles aussi : la maison des conservatoires (toujours aux Halles) et la bibliothèque de la cité de la musique (se renseigner).
  • Une mine d'or : le site de la revue de musique ancienne Goldberg. Un long article en plusieurs parties sur l'Arioste et l'opéra baroque, d'autres sur Florence et l'opéra (intéressant pour l'Arioste et le Tasse ?), le Londres de Purcell (de 20 ans antérieur à celui d'Haendel - cliquez sur la petite icône jaune pour lire la suite) ainsi qu'un particulièrement intéressant consacré à Métastase (roi des librettistes) et à l'opéra en général. 
  • Trois anciens numéros du Monde de la Musique sont intéressants (références à mettre en ligne).
Le travail du jour

Nous avons décidé de remplacer Ariodante par Alcina puisque ces deux opéras sont basés sur le même texte-source (Roland furieux de l'Arioste) mais que nous assisterons à une répétition du second, ce qui ne peut qu'enrichir le contenu de notre TPE. Ariodante n'est cependant pas tout à fait abandonné : il devrait être comparé à Orlando et Alcina dans le dossier.

Le livret d'Alcina est l'oeuvre d'Antonio Marchi. L'opéra date de 1735.

Une découverte concernant Rinaldo : le livret n'a pas été écrit par Haym, comme nous le pensions au départ, mais par Giacomo Rossi, d'après un canevas brodé par Aaron Hill (directeur du Queen's Theater de Haymarket).

Pour l'approche historique du sujet : ne pas s'intéresser seulement au contexte des oeuvres (première croisade, Lombardie médiévale) mais aussi et surtout à leur contexte de création. S'aider pour cela d'une biographie de Haendel. But :
- situer les oeuvres dans leur contexte
- déterminer leur sens par rapport à leur temps, et l'intérêt de la réécriture des trois textes sources
- comprendre pourquoi Haendel est parti pour l'Angleterre, et pourquoi il y a passé une partie de sa carrière.

Pour la semaine prochaine : répondre aux questions de la séance précédente, et rechercher le contexte de création des trois nouvelles oeuvres.
Essayer également de mettre à jour le tableau récapitulatif.

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Séance du 15 octobre 2007

Séance de TPE du 15 octobre 2007

Pas de changement de problématique aujourd'hui.

Nous nous sommes intéressées au contexte de création de nos trois opéras afin de répondre aux questions formulées la semaine dernière. Si trouver des informations n'a pas été trop difficile pour Rinaldo, le premier des opéras anglais de Haendel, cela était nettement plus compliqué pour Rodelinda et Alcina.
=> des recherches à faire de ce côté-là.

Le tableau ci-dessous, n°2, qui récapitule ce que nous savons sur le contexte de création des opéras, n'est donc pas encore tout à fait terminé.

Tableau n°2 (partie 1)   Tableau n°2 (partie 2)

Une information qui nous manque : qu'est-ce exactement que la Royal Academy of Music, crée en Angleterre en 1719 et présidée par Haendel ?

Une question à laquelle nous avons répondu : pourquoi Haendel s'est-il rendu en Angleterre ?

Pourquoi Haendel s'est-il rendu en Angleterre ?

Les informations de la semaine
  • La répétition d'Alcina le 15 novembre ne concerne que le premier acte de l'opéra. Il serait donc judicieux d'aller le voir...
  • Nous nous sommes procurées la biographie de Keates (Fayard).
  • La maison de la musique ancienne nous a orientées vers d'anciens numéros de l'Avant-scène opéra (cf. sources).
  • Se renseigner en bibliothèque pour les anciens numéros du Monde de la musique, ainsi que pour les autres de l'Avant-scène opéra (lien vers leurs études d'opéras de Haendel).
  • Rechercher d'autres livrets de nos opéras (voir Informatiosn complémentaires)
  • Fragonard a réalisé des dessins d'après les 12 premiers poèmes de l'Arioste. Alcina possède donc désormais un petit corpus iconographique. (voir ici pour un aperçu de celui de Rinaldo).
Bibliographie du jour
  • Rinaldo, l'Avant-scène opéra, Premières Loges, 146 pages, 1985.
  • Fragonard et le Roland furieux, de Marie-Anne Dupuy-Vachey, éditions de l'Amateur, 398 pages, 2003.
  • Georg Friedrich Haendel, de Jonathan Keates, Bibliothèque des grands musiciens, Fayard, 444 pages, 1995.
Informations complémentaires
  • La liste de réponses pour "Rinaldo Haendel" sur Amazon et sur le site de la Fnac.
  • La liste de réponses pour "Rodelinda Haendel" sur Amazon et sur le site de la Fnac.
  • La liste de réponses pour "Alcina Haendel" sur Amazon et sur le site de la Fnac.
Pour la semaine prochaine : les objectifs précédents sont toujours valables. Tenter de trouver de nouvelles sources.

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Séance du 22 octobre 2007

Séance de TPE du 22 octobre 2007

Suite aujourd'hui de nos recherches sur les contextes des opéras. Je me suis intéressée à l'Académie royale de musique de Londres dans le livre de Jean-François Labie pour éclaircir les conditions de création de Rodelinda. Ce travail est à poursuivre. Le tableau des contextes s'est enrichi au sujet d'Alcina, et nous avons remis à jour le tableau récapitulatif du TPE.

L'Académie royale de musique

L'académie royal de musique

Deuxième version du tableau des contextes

Tableau des contextes (1)   Tableau des contextes (2)

Le travail sur les contextes n'est pas encore totalement terminé. Il faudrait pouvoir élaborer un plan au retour des vacances, car nos sources commencent à être abondantes.

Version actualisée du tableau récapitulatif du TPE

Tableau récapitulatif du TPE
  • Changement de programme pour la répétition à l'opéra : elle aura finalement lieu le 16 novembre de 19 à 23 heures 30, et concernera l'acte III, ce qui est plus intéressant pour nous dans la mesure où nous comptions présenter aux examinateurs des extraits de la fin de chaque opéra pour illustrer l'allégresse générale chez Haendel.
Nous avons trouvé une carte intéressante permettant de comprendre pourquoi Haendel s'est rendu en Angleterre dans un vieux numéro du Monde de la musique.

Le monde baroque

Les anciens numéros du Monde de la Musique ne sont pas conservés en bibliothèque : il faut consulter les articles archivés sur leur site en utilisant un numéro d'abonné.

Impossible de faire venir les numéros de L'avant-scène opéra à la bibliothèque à côté du lycée car ils ne se trouvent pas à la réserve centrale. Il faut aller les chercher dans leurs bibliothèques respectives... A faire pendant les vacances.

Listes des articles intéressants à scanner dans le numéro de l'avant-scène consacré à Jules César avant de le rendre
  • L'opéra à Londres p.8 de Claude Hermann.
  • L'Italie au coeur, p.86, de Sylvie Mamy.
  • Haendel, la musique, p.113, de Jean-Claude Malgoire.
Les sources du jour
  • Le Monde de la musique n°305, janvier 2006. Carte p.40, deux articles de Philippe Beaussant p.33 à 38.
  • Jules César, l'Avant-scène opéra, Premières Loges, 130 pages, avril 1987.
  • Haendel, de Jean Gallois, collection Solfèges, éditions Seuil, 192 pages, 1980. Paraît très intéressant, mais ne comprend ni sommaire, ni index... A lire pendant les vacances.
Objectifs pour la rentrée :
- Lire le livre de Jean Gallois
- Aller chercher les Avant-scène dans les bibliothèques parisiennes. En profiter pour chercher des versions de nos opéras que nous ne possédons pas encore.
- Photocopier Jules César.
- Se procurer les Monde de la Musique.
- Penser à trouver des places pour Alcina.
- Photocopier le deuxième livret de Rinaldo.
- Réfléchir à un plan.

Un lien intéressant pour Alcina : les quatre fresques de Nicolo dell'Abate (1599-1571) à la Pinacothèque de Bologne. Les deux premières semblent exploitables.

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Séance du 12 novembre

Séance de TPE du lundi 12 novembre 2007

Un peu en retard, voici notre "plan puissance 3"

Introduction : définition de l'opéra baroque. Nous pensions notamment parler des opéra français et italiens.
 
Iere partie : le contexte
-> l'opéra italien en Grande-Bretagne
-> remettre nos trois oeuvres dans leur contexte à l'aide d'une bio de Haendel.

IIe partie
-> les textes-sources : pourquoi eux ? Quel intérêt ? Quelles transformations ?
-> les codes du livret : explications appuyées sur notre corpus. Le travail du librettiste + l'aport de la musique.

Ne reste plus qu'a y re-réflechir pour en faire un très beau "plan puissance 1"...

Nous devions cette semaine relire nos biographies de Haendel afin de rechercher ce que la politique peut expliquer des choix de ce musicien, ce qui n'a malheureusement pas été réalisable car cette semaine est la dernière du trimestre.

Quelques pistes à creuser, en revanche, pour améliorer notre plan :

  • Quel était le statut de l'artiste au temps de Haendel ?
  • Comment les artistes gagnaient-ils de l'argent, comment en obtenaient-ils pour créer leurs oeuvres ? Avaient-ils des mécènes ? Si oui, quels rapports entretenaient-ils avec eux ? (comparer avec, un peu plus tard, Mozart, et le prince-archevêque Colloredo, ou Haydn et le prince Esterhàzy.
  • Quel est l'impact du libéralisme anglais sur la vie et la musique de Haendel ?
  • Quel est l'impact du baroque sur la musique de Haendel ?
  • Quelle influence ont eu ses voyages sur Haendel et son oeuvre ? 

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Séance du 19 novembre

Séance de TPE du lundi 19 novembre 2007

Un peu en retard, elle aussi...

Nous avons repris notre sujet en lui posant de nouvelles questions. Voici donc le plan (provisoire) auquel nous avons abouti. Notre problématique n'est plus valable, mais, d'après notre nouveau plan, je pencherais pour "Haendel peut-il être considéré comme un artiste typique de son temps ?" 

I) Haendel, un artiste à part ?

  1. Le statut de Haendel par rapport à celui des autres artistes du XVIIIe siècle. Montrer que la musique lui a apporté une véritable reconnaissance sociale.
  2. Haendel et l'argent. La musique lui a également permis de s'enrichir.
  3. Les voyages de Haendel, ce qu'il y a vu et appris.

II) Haendel dans son temps

  1. Haendel et le livret.
  2. L'influence du livret chez Haendel
  3. L'influence du baroque 

 Pas de séance de TPE lundi prochain : nous allons au musée du Louvre.

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Séances du 3 et du 10 décembre

Deux récapitulatifs à faire cette semaine : je suis un peu en retard... 

Séance de TPE du 3 décembre 2007

Suite de l'élaboration de notre nouveau plan, exposé ci-dessus. Après avoir groupé nos informations en plusieurs catégories, nous avons essayé de les répartir de façon cohérente entre parties et sous-parties.

"Quelques questions"   "Quelques questions" (suite)

La feuille ci-dessus, baptisée « quelques questions » présente nos réponses aux « pistes à creuser » du 12 novembre. Nous nous sommes appuyées sur elle pour construire notre plan.

Plan du 3 décembre

Voici notre plan à l'issue de cette séance, notre problématique étant « Haendel peut-il être considéré au XVIIIe siècle comme un artiste à part ? » 

Nous nous étions ensuite penchées sur la question de l'influence du libéralisme anglais sur Haendel, que nous cernons encore avec difficulté. Afin de maîtriser cette notion, nous nous étions reportées au Dictionnaire encyclopédique d'histoire Bordas (tome IV, page 2092 - côte et année de parution à préciser). Une (brève) lecteur nous a notamment appris que Londres était devenue, après la fondation en 1694 de la banque d'Angleterre, la première place financière européenne. Elle était surnommée « la nouvelle Amsterdam ».

Une source merveilleuse pour la partie consacrée au baroque : Vous avez dit baroque ? de Philippe Beaussant, Actes Sud, collection Babel, 233 pages, 1994.
Je dois terminer de l'exploiter pour la semaine prochaine, mais sa lecture m'a dors et déjà permis de comprendre la différence avec le mouvement baroque tel qu'il m'est enseigné en histoire ou en littérature, et le baroque musical. En effet, ce dernier provient de la définition allemande du Barock, qui désigne toutes les oeuvres (littéraires, artistiques, musicales...) produites en Europe entre 1580 et 1750. Molière et Racine, outre-Rhin, sont baroques (il n'y a pas de mot pour classicisme) puisque ce terme ne désigne qu'un repère chronologique. Aucun des deux « baroques » ne se considérait au XVIIIe siècle comme un mouvement culturel.

Notes sur le début de "Vous avez dit baroque ?"

Séance de TPE du 10 décembre 2007

Avec l'aide de nos professeurs, nous avons retravaillé notre plan dont la seconde partie était un peu trop « fourre-tout ». Voici finalement ce à quoi nous avons abouti :

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Le titre de la première partie proposé par notre professeur, L'apothéose du baroque anglais, est devenue L'apothéose de la musique baroque anglaise, qui nous paraissait plus précis. De même, une sous-partie sur l'argent dans la partie II a été supprimée et intégrée à la première sous-partie, La question du statut de l'artiste.

Une nouvelle source, à exploiter, elle aussi, pour lundi : La littérature de l'âge baroque en France, Circé et le paon, de Jean Rousset, 1960, 310 pages, côte 840.4 ROU.
Penser à exploiter Haendel, la musique, de Jean-Claude Malgoire (dans l'Avant-Scène Jules César).

Nous avons également poursuivi nos recherches sur le libéralisme anglais dans la même encyclopédie que la semaine dernière.
Afin de « nourrir » notre plan, dont deux parties demeurent encore fragiles (le libéralisme et, dans une moindre mesure, la musique), nous avons prévu de travailler vendredi après-midi à médiathèque des Halles.

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Séances du 17 décembre et du 7 janvier

J'ai étudié plusieurs sources au-cours de cette semaine, qui m'ont permis d'avoir un certain nombre d'idées pour nourrir notre plan. Cependant, après avoir anoté un merveilleux programme d'Alcina, plusieurs numéros de l'Avant-Scène opéra, quelques articles de deux dictionnaires de musique, la moitié d'un livre (formidable) sur le baroque, je commence à m'y perdre quelque peu... C'est pourquoi, avant de récapituler la séance de travail du 17 novembre, il me semble judicieux de lister au moins le programme dans le détail afin de m' y retrouver.
  • Le programme d'Alcina édité en juin 1999 à l'occasion de la représentation de l'oeuvre par William Christie et ses Arts Florissants à l'opéra Garnier (la luxueuse distribution vocale comportait notamment Renée Fleming (Alcina), Nathalie Dessay (Morgana), Susan Graham (Ruggiero), Kathleen Kuhlmann (Bradamante).
- p. 19 : « A lire avant le spectacle » disponible en ligne ici. Contient quelques informations générales sur la Royal Academy of Music (II2), l'oeuvre et son livret (le merveilleux, I2), les machineries de Covent Garten (id.)
- p. 28 : Un court extrait du chant 7 d'Orlando Furioso de l'Arioste, traduction d'André Rochon aux éditions Les Belles Lettres (1998). Un portrait très mélioratif d'Alcina qui pourrait être utile pour la partie I2.
- p. 33 : « Une belle et instructive allégorie » par Jonathan Keates. Le personnage d'Alcina, réécriture de la Circé de l'Odyssée (I2). Comparaison possible avec Rodelinda p. 34 (I2), un petit paragraphe d'analyse musicale à la même page (I1). Fin de l'article pour la partie (I2).
- p.37 : « Alcina et Circé » par Ian Burton. Sur la réécriture du mythe de Circé et toutes les influences d'Alcina et du personnage d'Armida de Rinaldo (I2).  Absoluement incontournable. A partir du milieu de la p. 42 : la misogynie du rôle réservé à Alcina dans l'opéra (II2).
- p. 44 : « L'air da capo » par William Christie. Sur l'une des caractéristiques essentielles de l'écriture lyrique de Haendel, abondamment utilisée (I1) Le point de vue d'un musicien.
- p. 49 : « Être et paraître » par Etienne Barilier. Une interprétation du poème de l'Arioste : ce serait une allégorie néo-platonicienne. Comparaisons avec La naissance de Vénus de Botticelli, et L'amour sacrée et l'amour profane, du Titien. Pas tout à fait dans le sujet (l'auteur indique bien que l'Alcina d'Haendel ne peut pas être, elle, néo-platonicienne). Un élément intéressant cependant : le livret se serait "nourri" de La Jérusalem délivrée du Tasse, et plus particulièrement du personnage d'Armida. (I2)
- p. 53 : « Roger, fragile fils d'Hercule » par Olivier Rouvière. Sur l'Orlando Furioso de l'Arioste et ses inspirations nombreuses, de la Chanson de Roland au Décaméron de Boccace. Présente l'oeuvre de l'Arioste comme une sorte de Harry Potter de la Renaissance : "peinture cohérente d'une sorte d'univers autonome". Partie I2. A partir de la p. 55, pendant un paragraphe, une petite étude de la "défaite des femmes" que présenterait l'opéra (II2) et du contexte de création de l'Orlando Furioso de l'Arioste. Les influences historiques des personnages de l'opéra p.56 (I2). Ruggiero et Alcina, réécriture du mythe d'Hercule et Omphale p. 57 (I2). Utililisation de l'histoire d'Alcina par Métastase (II2). Conclusion (I2).
- p. 65 : « Un musicien européen » par Romain Rolland. Sur les influences des voyages dans la musique de Haendel. Très utile pour la partie I1. Une information intéressante : Haendel collectionnait des tableaux et possédait même des Rembrandt !
- p. 68 : « La métamorphose ou le noeud gordien » par Nicole Duault. Rappel de l'influence de Circé sur Alcina, des métamorphoses mythologiques (Alcina métamorphose ceux qui accostent sur son île en fauves, rochers, plantes etc) de Daphné à Philémon et Baucis. Mélusine. Alcina métamorphosée par l'amour. Peut être intéressant. I2.
- p. 75 : « La magicienne en son jardin » par Christophe Deshoulières. Sur les jardins baroques : celui d'Alcina, mais on peut élargir à celui d'Armide... I2. L'illusion baroque (id.) P. 78 : une lecture politique possible : grâce à certaines mises en scène, " la « barbarie » de « l'infidèle » Alcina n'est plus qu'une perte de mesure humaine qui rappelle étrangement le rêve versaillais de l'absolutisme politique". Deux dernières parties pour I2.
- p. 86 : le livret (uniquement la traduction française). J'y ai rapidement relevé les procédés se rapprochant du théâtre pour la partie I2, ainsi que quelques jeux musicaux faciles à expliquer I1. Bradamante est, au début de l'opéra, un personnage travesti (elle s'est déguisée en homme pour aller sauver Ruggiero.)
Acte I
scène 3 : référence au baroque puisque Alcina change les hommes en bêtes sauvages (métamorphose). Scène 8 : apparté d'Oronte, qui, par dépit, va engendrer un quiproquo comique chez Ruggiero en lui faisait croire qu'Alcina en aime un autre (Ricciardo, nouvel arrivant sur l'île qui n'est autre que Bradamante travestie). Ce qui entraîne un réglement de comptes amoureux (scène 9) et un plaidoyer pro domo d'Alcina (scène 10) à l'enjeu dramatique : elle annonce ce qui va suivre : "Est-ce ainsi que ton coeur cruel estime ma constance ? Je te suis pourtant fidèle [...]. Si tu ne veux plus m'aimer, au moins, ne me hait pas !"  Convaincu de l'innocence d'Alcina, Ruggiero, toujours proie du quiproquo, explique doctement à Bradamante-Rucciardo que la magicienne n'est pas pour elle/lui (scène 12) alors que Bradamante est l'ennemie mortelle d'Alcina, et qu'elle n'aime, bien évidemment, que Ruggiero.
Acte II : coup de théâtre à la scène 1 : Ruggiero découvre qu'il n'aime plus Alcina, aidé dans sa "réflexion" par son ancien précepteur Mélisso. Celui-ci lui ordonne cependant de faire comme s'il était toujours amoureux de la magicienne (théâtre mis en abyme). Mais face à Bradamante, nouvelle péripétie, Ruggiero craint d'être la proie d'un sortilège d'Alcina et laisse sa bien-aimée se lamenter toute seule (scène 2). Scène 4 : Alcina est censée se trouver devant une statue de Circé (même si ce n'est pas le cas dans la mise en scène de Robert Carsen) pour demander aux ombres de transformer Bradamante en bête sauvage. Ruggiero sauve cette dernière (nouveau coup de théâtre) à la scène 5. Il a du même coup vérifié qu'elle était bien Bradamante et retrouvé tout son amour pour elle : scène 6, son air final comporte donc une reprise anaphorique en aparté de "mais pas à toi" : devant Alcina, Ruggiero chante son affection pour une autre (Bradamante), ce qu'il est le seul avec le public à comprendre. Utilisation des flûtes à bec pour souligner la mélodie. Scène 7, Oronte révèle à Alcina que Ruggiero la trompe (péripérie). Scène 11, la magicienne tente d'invoquer les ombres à son secours sans succès (silences de l'orchestre qui lui répondent).
Acte III : scène 1, comédie d'Oronte face à Morgana. Il feint de ne plus l'aimer après sa trahison (théâtre mis en abyme). Scène 3 : les monstres, baroques. Métaphore de la tigresse pour désigner Alcina. Scène 4 : maléfices, baroques eux aussi. Bradamante redevient une femme (ce que souligne son changement de costume - du costard-cravate à la robe-trois-trous bleue dans la  mise en scène de Robert Carsen). Aparté d'Alcina devant Oberto scène 5, baroque (le père changé en bête sauvage) scène 6. Scène 7 : un des rares trios de Haendel (voir l'article de William Christie). Axe Ruggiero/Bradamante contre Alcina. La magicienne devient une héroïne tragique : "Je refuse votre pitié ! " (destin enfin accepté) que Ruggiero et Bradamnte, bien moins charitables que leurs homologues Rinaldo/Almirène dans Rinaldo (comparer les deux couples) ne veulent de toute façon pas lui accorder. Scène 10 : une mesure de récitatif, très simple, marque la mort d'Alcina. Les monstres reviennent à la vie (baroque + choeur final) devant tous les protagonistes de l'opéra assemblés.

Séances de TPE du 17 décembre et du 7 janvier

Nous avions commencé la rédaction le 17 décembre, avec une introduction et un plan détaillé, que nous avons modifiés pendant les vacances, en rédigeant. Dans la version définitive, une deuxième partie a été adjointe à notre introduction (pour justifier le corpus) et nous avons modifié et réorganisé notre plan détaillé.
Pendant la rédaction de la seconde sous-partie de la partie II, le titre "Haendel et la politique" nous a paru plus approprié que "Haendel et le libéralisme", un peu trop spécialisé par rapport à ce que contenait le texte.
Nous avons également, toujours pendant les vacances, constitué le CD du TPE : il contient dix pistes et dure environ 35 minutes.
Notre séance du 7 janvier a été assez courte, dans la mesure où nous avions terminé la rédaction du TPE en lui-même (il ne nous restait que les résumés des opéras pour les annexes à écrire, ainsi que la mise en page). Les résumés ont été centralisés sur mon PC pendant la semaine, et nos exemplaires du TPE ont été reliés hier. Concernant la mise en page, nous avons placé en couverture du dossier un tableau de Van Dyck représentant les amours de Renaud et Armide (I2) et sur le CD le visage de Haendel.
Nous commencerons demain à travailler l'oral, pendant lequel nous comptons (pour l'instant) évoquer les personnages-topos des opéras haendéliens.

Haendel
(Georg Friedrich Haendel par Balthazar Denner (détail) - Londres, National Portrait Gallery)

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