Haendel en Angleterre, un artiste à part ?

Séance du 24 septembre 2007

Séance de TPE du 24 septembre 2007

Les trois opéras de Haendel sur lesquels nous avions décidé de travailler lundi dernier sont :
  1. Rinaldo, composé en 1711 sur un livret de Francesco Nicola Haym d'après La Jérusalem délivrée, du Tasse 
  2. Rodelinda, regina de' Longobardi, 1725 sur un livret de Francesco Nicola Haym, d'après Pertharite, roi des Lombards, de Corneille.
  3. Ariodante, 1735, sur un livret anonyme d'après l'Orlando Furioso de l'Arioste.
Nous avions choisi ces trois oeuvres pour la valeur littéraire de leurs textes-sources.

Voici le tableau que nous avons dressé aujourd'hui afin de préparer un plan et de trouver une problématique :

Tableau du 24 septembre

Les "topoï" (musicaux) communs aux trois opéras :

- L'allégresse générale (à la fin)
- Les "bruits d'armes" (combats des Croisés dans Rinaldo, des deux frères dans Rodelinda et de Polinesso et du frère d'Ariodante dans Ariodante)
- Le désespoir des personnages féminins (Armide, Rodelinda et Ginevra)

Pour Rinaldo, "mon" opéra :
  • Il a été composé en 1711.  C'est le premier destiné au public anglais
  • Son librettiste est Francesco Nicola Haym, d'après la Jérusalem délivrée du Tasse.
  • L'intrigue se passe à la fin de la première croisade, en 1099, en Orient (Armide règne sur Damas, les Croisés dont Roland (en italien, Rinaldo), assiègent Jérusalem.
  • L'intrigue du livret est très différente de l'idylle de Renaud et Armide chez Le Tasse.
  • L'épisode de Renaud et Armide dans La Jérusalem délivrée est une allégorie de l'amour en dehors du mariage.
  • Le texte-source et le livret présentent les Musulmans qui affrontent les Croisés sous un jour très défavorable (intéressant pour la dimension historique : l'évolution des mentalités)
  • La comparaison avec des tableaux est tout à fait possible, tout comme celle avec les Armide de Lully et de Glück (les deux opéras ont le même livret, de Quinault => voir à la bibliothèque).  
Les problématiques (provisoires) : Comment les librettistes ont-ils adapté les textes originaux, et comment Haendel les a-t-il ensuite mis en musique ?

Les sources du jour :

- Le Tasse, La Jérusalem délivrée, 1560, traduction de Charles-François Lebrun, éditions GF Flammarion, 449 pages.
- Le livret de Rinaldo (version de René Jacobs et du Freiburger Barockorchester).

Pour la semaine prochaine : continuer la lecture des oeuvres-sources, écouter les opéras pour tenter d'en repérer les principaux moments, lire les livrets.
But : commencer à élaborer un plan.

Vos commentaires

Aucun commentaire pour le moment.

Autres publications sur le sujet

Aucune référence pour le moment.

Cet article ne peut faire référence à d'autres publications.

Commenter cet article

*


Pour être sûr... combien font 4 + 5 ? *

Se souvenir de moi


Les champs marqués d'un * sont obligatoires
Votre commentaire sera affiché en texte brut à l'exception des liens